Le travail de Makiko Kamohara, tel un déploiement de l’intériorité, tantôt exploration tantôt 

 

quête, se révèle recueillement contemplatif. 

 

Passage entre le dedans et le dehors, l'extérieur devient aussi paysage de l'intime ; 

 

Les états du corps et la vision intérieure s’offre comme un changement de décor, un 

 

dépaysement. 

 

Ses thèmes de prédilection sont la perception et le temps.

 

De confrontation esthétique en confrontation technique, l'expression prône sur la technique 

 

pour que se livrent des paysages intérieurs symphoniques et picturaux.

 

L’image est composée de plusieurs aires et d’un intervalle, débris de l'espace ? Image 

 

mentale ? La matière image comme des strates mémorielles illustre l’aspect substantiel de la 

 

pensée. 

 

Dans la série « Ivresse des hauteurs » en mettant côte à côte une image noir et blanc et une 

 

image en couleur la question de temporalité est annulée ; ici surgit un non temps, qui a son 

 

propre tempo. Ce n’est pas le seul déplacement qui est opéré, grâce à ce dispositif la chair 

 

semble être minérale et aérienne tout à la fois, tandis que le paysage lui est fait de chair et a 

 

la douceur de la peau.